En bref : Le Maroc offre un cadre juridique et fiscal attractif pour les investisseurs étrangers : liberté d’investissement à 100 %, régime de change dérogatoire, conventions de non-double imposition et incitations fiscales sectorielles. Le Code Général des Impôts encadre l’IS, l’IR et la TVA. Créer sa société au Maroc.
Investir au Maroc : pourquoi choisir le Maroc ?
Le Maroc est une plateforme de plus en plus attractive pour les investissements étrangers.
En effet, depuis des décennies, les différents gouvernements ont donné une importance à l’investissement étranger. Dans les différents programmes, on considère les investissements étrangers comme facteur pour soutenir la croissance du pays.
Différentes adaptations du cadre juridique et fiscal du pays ont été opérées. Le but affiché est de garantir un climat d’affaires moderne et aux normes internationales pour les investisseurs de divers horizons.
Pour investir au Maroc, un investisseur devrait y retrouver ses repères en matière de lois, de règles et d’institutions.
Dans le cadre de l’amélioration et de la modernisation de son système des affaires, plusieurs lois ont été promulguées depuis la fin des années 90.
Upsilon Consulting est un cabinet d’expertise comptable. Qui sommes-nous ?
Liberté d’investissement
Dans le cadre de la promotion de l’investissement étranger, le Maroc a mis en place un système qui répond aux standards internationaux. Ainsi, toute contrainte visant la présence d’un investisseur local a été supprimée. Au Maroc, une société peut être détenue à 100% par des investisseurs étrangers.
Il est possible pour un étranger, d’acquérir librement des biens mobiliers et immobiliers sans contraintes.
Le Maroc a, en outre, ratifié des conventions internationales relatives à la garantie et à la protection de l’investissement.
Le Maroc a, par ailleurs, adopté une charte d’investissement afin de mettre en place des mesures d’encouragement à l’investissement. Cette charte consacre de manière légale le principe de liberté d’investir au Maroc. De plus, cette charte promeut les opportunités d’investissement au Maroc.
Investir au Maroc : le régime de change
Le Maroc est engagé dans une libéralisation de son économie.
Un des premiers piliers a été l’assouplissement du système de change et la libéralisation progressive des transactions en devises.
Ainsi, le Maroc a mis en place un régime dérogatoire. En effet, ce régime permet que les gains (dividendes, plus-values, intérêts…) soient transférables de manière libre à l’étranger.
Ces mesures offrent aux investisseurs une garantie qui est à même de leur permettre une sécurité de leurs investissements.
Le dirham n’est pas convertible en règle générale. Ces mesures concernent donc spécialement les investisseurs étrangers ayant investi en devises.
Une amélioration du code du travail.
« Nous incitions le gouvernement et le Parlement à accélérer le processus d’adoption d’un code de travail moderne favorisant l’investissement et l’emploi, nous appelons également tous les partenaires sociaux à instaurer une paix sociale qui constitue l’un des facteurs de confiance d’incitation à l’investissement. » Sa majesté le Roi Mohamed VI.
Ce code se caractérise par sa conformité avec les normes internationales telles que prévues dans les conventions des Nations unies et de ses organisations spécialisées en relation avec le domaine du travail.
En effet, l’objectif de ce Code est de garantir les droits de la classe ouvrière et des investisseurs en même temps.
Ce code protège les droits syndicaux, interdit le travail des enfants et veille à l’inclusion positive des femmes.
Par ailleurs, il fixe les limites des droits des salariés et des employeurs en incluant des dispositions telles que :
- Périodes d’essai et de préavis : fixation des durées légales
- Contrats de travail : réglementation des contrats à durée déterminée et indéterminée
- Licenciement et démission : fixation des modalités et des indemnités
- Inspection du travail : création d’entités de contrôle et de règlement des différends
- Temps de travail : modalités des heures supplémentaires, repos hebdomadaire et autres dispositions
Droits d’auteurs et droits voisins
La loi relative aux droits d’auteur vise la modernisation du système de protection des droits des créateurs et des œuvres. En outre, elle permet l’harmonisation de la législation nationale avec les engagements du Maroc dans le cadre des accords internationaux signés.
Dans le cadre de cette loi, il a été institué un organisme chargé de la protection et de l’exploitation des droits d’auteurs et des droits voisins.
Propriété industrielle
La loi relative à la protection de la propriété industrielle prévoit des dispositions relatives au système d’opposition des marques.
Ainsi, le cadre légal institué régit les mesures de prévention de la contrefaçon. Ces mesures s’appliquent tant dans au niveau des frontières qu’au niveau du territoire.
Cette loi met également en place un système de protection des signes sonores et des marques olfactives.
L’OMPIC (Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale) est l’organisme chargé de la protection de la propriété industrielle, ainsi que du dépôt de marques sous forme électronique.
Par ailleurs, le Maroc a adhéré aux différents accords internationaux en matière de propriété industrielle. Ceci procure aux investisseurs la possibilité de protéger leurs propriétés tant au niveau national qu’international.
En conclusion, le Maroc a aligné les normes locales en la matière sur les standards internationaux les plus élevés dans ce domaine.
Liberté des prix et de la concurrence
**La **loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence vise à définir les principales règles de protection de la concurrence.
En effet, elle met en place le principe de base de la protection de la liberté de concurrence. La loi au Maroc interdit la constitution de monopoles. De ce fait, cette loi a pour objectif de stimuler l’efficience économique, d’améliorer le bien-être des consommateurs. Elle se fixe explicitement comme objectif d’assurer la transparence et la loyauté dans les relations commerciales.
Au Maroc, le Conseil de la Concurrence est l’organe chargé de la bonne application de ce principe. Cet organe assure la transparence des relations économiques. Il contrôle notamment :
- Libre concurrence sur les marchés,
- Pratiques anticoncurrentielles,
- Pratiques commerciales déloyales,
- Opérations de concentration économique et de monopole.
Accord de libre-échange - un encouragement à l’investissement au Maroc
Le Maroc a signé un certain nombre de conventions de libre-échange avec plusieurs pays et zones économiques :
- Maroc-UE (1996)
- États-Unis (2004)
- Turquie
- Égypte
Système fiscal pour investir au Maroc
Le régime fiscal marocain, dans un souci de simplification, rationalisation et modernisation, a fait l’objet d’une codification dans le cadre du Code Général des Impôts (CGI).
Les principaux impôts qui le composent sont :
- L’Impôt sur le Revenu (IR)
- L’Impôt sur les Sociétés (IS)
- La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
Ces articles vous donnent une informations sur les dispositions fiscales en vigueur au Maroc en 2023.
Par ailleurs, le dispositif législatif actuel propose certaines exonérations et réductions fiscales afin d’encourager et de promouvoir l’investissement dans certains secteurs au Maroc (Casa Finance City, Zone d’accélération industrielle, offshoring de services, …)
Le Maroc dispose, en outre, d’un système de conventions fiscales de non double imposition avec la plupart des pays.
Questions fréquentes
Quel est le cadre juridique pour investir au Maroc ?
Le Maroc dispose d’un cadre juridique attractif pour les investisseurs, avec une Charte de l’investissement garantissant la liberté d’entreprendre, la protection de la propriété intellectuelle et le libre transfert des capitaux. Les Centres Régionaux d’Investissement facilitent les démarches administratives de création d’entreprise.
Quelles sont les formes juridiques disponibles pour investir au Maroc ?
Les investisseurs peuvent opter pour la SARL (la plus courante), la SA, la SAS, la succursale ou le bureau de liaison. Le choix dépend de la taille du projet, du nombre d’associés, du régime fiscal souhaité et de la stratégie à long terme de l’investisseur. Pour en savoir plus, consultez notre guide pour créer une société au Maroc.
Existe-t-il des conventions de non-double imposition avec le Maroc ?
Oui, le Maroc a signé des conventions de non-double imposition avec plus de 60 pays, dont la France, l’Espagne, l’Allemagne et les États-Unis. Ces conventions permettent d’éviter que les revenus soient imposés deux fois et prévoient des taux réduits de retenue à la source sur les dividendes, intérêts et redevances.
Quels secteurs bénéficient d’incitations fiscales au Maroc ?
Plusieurs secteurs bénéficient d’incitations fiscales au Maroc, notamment Casablanca Finance City (CFC), les zones d’accélération industrielle, l’offshoring et l’export. Ces avantages prennent la forme d’exonérations temporaires ou permanentes d’impôt sur les sociétés, de taux réduits ou encore d’exonérations de TVA, dans le but d’encourager l’investissement et la création d’emplois dans des secteurs stratégiques pour l’économie nationale.
Investisseur, quel IS pour votre projet au Maroc ? Calculez en un instant le taux d’impôt sur les sociétés avec notre outil gratuit — taux, cotisation minimale et CSS inclus.
LIRE ÉGALEMENT
Investissements étrangers au Maroc
Régime fiscal de restructuration de groupes – Transfert d’immobilisations